STOP Hommes Battus France

STOP Hommes Battus France

PRESIDENT : Pascal COMBE

 

 

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CV de Pascal COMBE, président de l'association Stop Hommes Battus

Situé en Région Parisienne.

 

Ancien enseignant en publics Pôle Emploi, publics difficiles et en détention.

Ancien chef d'entreprise.

 

Domaines : Bureautique, Publicité sur ordinateur et internet. 

 

Maintenant artiste peintre

J'ai 62 ans et j'ai une compagne. 

 

J’ai 4 ans d'expérience récente en écoute et conseil d'hommes victimes. Soit environ 2500 entretiens. 

 

Je suis un ancien homme battu et enfant témoin de violences conjugales. 

 

Être témoin enfant de violences conjugales a détruit ma scolarité et a impacte jeune ma personnalité. Ma mère allait chez l’épicière avec des cocards. Un jour j’ai sauvé la vie de ma mère en frappant mon père au front. J’ai vu son sang jaillir. J’avais 7 ans.
Mes nuits depuis ce temps sont peuplés de cauchemars.

Cela a entraîné une perte d'estime de soi, et a fait que je n'ai pas réagi quand j'ai été battu par ma compagne. 

 

D'autre part cette violence conjugale a détruit les scolarités de mes frères et sœur. Et impacté ma conduite scolaire jusqu'à devenir enfant battu à l'école.

La violence entraine à nouveau la violence, et j’ai été violé pendant deux ans par un adolescent.
Mes deux frères ont aussi été violés.

  

Avec mon ex compagne, j'ai eu un os brisé, des brûlures à la cigarette et à l'eau bouillante, des claques et des coups de poings, des sévices sexuels (doigts introduits dans l’anus et griffures à l’intérieur), l’artère du bras coupé, des tentatives d’homicides, des chantages, des humiliations, des objets détruits ou volés, des clés changées où je me retrouvais dehors, j’ai dormi par terre en hiver, une tentative de suicide où j’ai été battu juste après. 

J’ai donc subi dans ma vie beaucoup de violences. Ma vie a été un calvaire.
Par force, je suis devenu une sorte de spécialiste dans le domaine de la violence.

 

Lorsque j'ai été battu au bout d'un an et demi par mon ex compagne, je me suis défendu et nous avons été marqués tous les deux. Nous avons porté plainte tous les deux. Elle, une fausse plainte, me faisant passer pour le maltraitant. Le juge a cru ma compagne malgré que j’aie une main courante et deux attestations médicales précédentes. J'ai donc été condamné à six mois de prison avec sursis et 3000 euros de dommages et intérêts. On croie les femmes, pas les hommes en maltraitance. Les hommes battus n'existent pas.

La justice m’a condamné. Cela a été ma plus grande maltraitance. De rage, j’ai jeté mon dossier juridique à la poubelle, et je voulais ensuite entrer au tribunal avec une arme et tirer sur tout ce qui bouge. Un psychiatre m’a heureusement sauvé.

 

Ces violences font que je suis suivi par un psychiatre thérapeute, et que j'ai eu l'obligation, en quelque sorte pour survivre à toutes ces violences, de créer cette association pour aider les autres, car je ne supporte pas l'idée que 150 000 hommes battus en France soient maltraités, sans oublier les enfants témoins. 

 

Mon ex compagne avait été battue enfant par sa mère. Puis elle a été violée à l'age de 16 ans par un médecin chez qui elle faisait la bonne pendant les vacances. Sa réaction a été de devenir violente à son tour. 


Je ne peux même pas lui en vouloir. Je voulais la soigner. En fait je m’enfonçais dans le cauchemar de la maltraitance. Si je n’avais pas été résilient à la violence et aidé, je serais sans doute moi aussi devenu violent.

 

Je ne souhaite à personne d’être maltraité. Certains préfèrent mourir en se suicidant.

 

Je ne cherche pas à émouvoir mes lecteurs, mais de décrire ce qui se passe réellement chez des centaines de milliers de couples.

 

Cela fait trois heures que j’essaye de mettre ce récit sur internet. Je n’y arrive pas. Je commets toutes les erreurs possibles. Mon fichier a disparu deux fois sur mon site. Un acte manqué ?

 

Il y a en France 150 000 hommes battus et 300 000 enfants spectateurs de cette violence. Violence qui conduit au cauchemar et à la terreur. Nul ne peut savoir quelle est cette violence s'il ne l'a pas vécue. 450 000 cauchemars ignorés par un état irresponsable. Rien n’est fait pour les hommes battus et leurs enfants. Même les chiens errants sont mieux traités par la société.
Les chiens et les chats ont des refuges, pas les hommes battus. On les laisse dans la rue.

 

Les enfants témoins de violence conjugale développent des Pathologies psychiques graves et des retards scolaires. 

 

Les hommes battus développent aussi des Pathologies graves comme la dépression. 

 

Nous pensons, en s’appuyant sur les estimations des associations de femmes battues, qu’il y a un millier de suicides par an chez les hommes battus. On ne sait pas pour les enfants. 

 

En tout hommes et enfants représentent 450 000 victimes, laissées de côté par un état irresponsable, paralysé par une idéologie féministe qui ne veut pas voir d'hommes battus dans le paysage français, dans la juste lutte pour les femmes. Lutte des femmes que nous approuvons. 

 

Irresponsable, le mot est juste, car l'état a les chiffres et la non-assistance à 450 000 hommes et enfants en danger rend cet état irresponsable selon la loi. 

 

En effet, parmi les milliers d’entretiens que j’ai eus, j’ai rencontré de nombreux hommes battus qui étaient dans mon cas. Et qui avaient même fait de la prison ferme.

 

La violence, une boucle sans fin  ?
Rien n’est fait pour la prévention. Pour les soins, des maltraité(e)s comme des maltraitant(e)s.

Selon nos estimations, 4,5 millions d'enfants, femmes et hommes sont impactés par la violence conjugale. Les chiffres en France sont largement sous estimés. 

 

Naturellement, à l'époque je n'avais pas de conseils. Maintenant nous vous conseillons avec notre association pour vous en sortir. Appelez nous. 

 



14/11/2019
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