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SEXE : LES HOMMES ET LES FEMMES ONT DES REGRETS DIFFÉRENTS

 

 

Sexe : les hommes et les femmes ont des regrets différents

Sexe : les hommes et les femmes ont des regrets différents

En matière de passé sexuel, les hommes déplorent les occasions manquées, et les femmes les expériences décevantes.

Une série d'études menées à l'université de Californie par le Pr Andrew Galperin et ses collègues de plusieurs centres de recherche américains vient confirmer le double standard qui continue de régner en matière de sexe. À l'évidence, la pression sociale varie selon le genre. La multiplication des expériences est valorisante pour un homme, alors que le même comportement est dévalorisant pour une femme, révèlent ces travaux publiés récemment dans la revue Archives of Sexual Behavior.

Dans une première étude, 200 étudiants (122 femmes, 78 hommes) ont été soumis à deux scénarios différents. Un premier où, par excès d'hésitation (inaction), ils manquaient l'occasion d'une aventure sexuelle avec un ou une nouvelle partenaire attirant (e) et disponible rencontré (e) lors d'une soirée. Et un second où une aventure d'un soir (action) s'avérait sexuellement décevante a posteriori. Résultat: les femmes ont éprouvé des regrets beaucoup plus intenses que les hommes avec le scénario d'une nuit décevante, alors que les hommes en ont ressenti davantage à l'idée d'une occasion manquée. Presque une confirmation du proverbe qui veut que «Pour être infidèle, les femmes ont besoin d'une bonne raison, les hommes d'une bonne occasion»!

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Infidélité: les femmes culpabilisent davantage

Pourtant, regretter une infidélité réelle (et non plus hypothétique) n'est pas l'apanage des femmes. Dans une deuxième expérience, conduite sur une population âgée en moyenne de 40 ans pour les hommes (146 interrogés) et 33 ans pour les femmes (239 interrogées), «avoir trompé son partenaire, actuel ou passé», était le 2e regret le plus fréquent pour les femmes (23 %), juste derrière «avoir perdu sa virginité avec le mauvais partenaire» (24 %) et devant «une relation étant trop vite allée au sexe» (20 %). L'infidélité figurait au 5e rang du hit-parade des regrets masculins. Comme esquissé dans la première étude, les hommes affichaient d'abord des regrets sexuels en lien avec une inaction: «avoir été trop timide pour dire à quelqu'un son attirance sexuelle» (27 %), «ne pas avoir été sexuellement plus entreprenant dans sa jeunesse» (23 %), «ne pas avoir eu plus d'aventures lorsque l'on était seul» (19 %) et «ne pas avoir assez eu assez d'expériences sexuelles» (18 %).

Pression de performance

Une troisième étude réalisée par les mêmes chercheurs, cette fois par internet, auprès de 24.200 personnes, montre enfin qu'il ne faut pas être trop manichéen. Elle révèle par exemple que 18 % des femmes regrettent de ne pas avoir été sexuellement plus entreprenantes dans leur jeunesse ou lorsqu'elles étaient seules (17 %). A mettre en balance avec le principal regret féminin: «être allée «trop vite» ou s'être engagée dans trop d'activités sexuelles avec son partenaire actuel ou passé» (43 %). Autres regrets fréquents, puisqu'ils concernent plus d'une femme sur trois: avoir eu une expérience sexuelle «avec quelqu'un qu'elle connaissait à peine» (d'autres études montrent qu'il est plus difficile pour une femme que pour un homme d'avoir un orgasme avec un partenaire occasionnel), ou «avec quelqu'un qui s'est avéré un piètre partenaire sexuel», voir même «avec quelqu'un qui n'était pas attirant». Les lesbiennes et bisexuelles, remarquent les auteurs, avaient en revanche globalement moins de regrets pour leurs expériences sexuelles que les hommes.

Cette dernière étude traduisait peut-être une certaine amertume vis-à-vis de la pression de performance à laquelle se soumettent les hommes. Certes, la moitié regrettaient de ne pas avoir réalisé plus d'expériences quand ils en avaient l'opportunité, mais l'un des premiers regrets, concernant 40 % des hommes, était de s'être engagé dans des activités sexuelles avec des partenaires qui n'étaient pas séduisantes.

Et si l'on quitte le sexe pour les sentiments, ce qu'ont fait les chercheurs dans la première étude, on s'aperçoit enfin que les femmes regrettaient plus intensément que leurs homologues masculins les aventures amoureuses ayant échoué. Les hommes seraient-ils culturellement conditionnés à panser leurs blessures plus vite?

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11/11/2019
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