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SEXUALITÉ : LES ANGLAISES SE LÂCHENT

 

 

Sexualité : les Anglaises se lâchent

Sexualité : les Anglaises se lâchent

En dix ans, les pratiques sexuelles de nos voisins britanniques ont surtout évolué pour les femmes.

Il y a beaucoup de chiffres dans les résultats de la dernière enquête* nationale sur la sexualité des Anglais (Natsal-3), dévoilés mardi dans la revue internationale The Lancet. Mais les plus étonnants concernent les Anglaises.

D'abord ce choc: une femme sur dix déclare avoir déjà eu des rapports sexuels contre sa volonté! Soit sept fois plus que pour les hommes. Cet écart contraste avec d'autres chiffres qui plaident plutôt en faveur d'un rapprochement entre les comportements sexuels masculins et féminins. Ainsi, le nombre de partenaires sexuels déclarés par les uns et les autres s'est-il réduit depuis la dernière enquête réalisée il y a dix ans. Il existe d'ordinaire un écart hommes-femmes dans toutes les études sur la sexualité, en Angleterre comme ailleurs, qui laisse perplexe les statisticiens. L'avis le plus répandu est que les femmes interrogées ne comptabilisent que les partenaires qui les ont marquées alors que les hommes compteraient plus largement, peut-être trop! Quoi qu'il en soit, l'écart n'est plus que de 4 partenaires, puisque les hommes en déclarent en moyenne 11,7 contre 7,7 pour les femmes. Dix ans plus tôt, cet écart était de 6.

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S'agissant des pratiques sexuelles, les auteurs remarquent que «le nombre de personnes rapportant la pratique du sexe oral au cours de l'année écoulée reste constant par rapport à l'enquête précédente (1999-2001), à 77 % pour les hommes et 75 % pour les femmes. Idem pour le taux d'adolescents ayant déjà eu un rapport sexuel à 16 ans (31 % des hommes et 29 % des femmes). Cependant, il y a une augmentation de la minorité des personnes rapportant la pratique du sexe anal dans l'année écoulée, de plus de 12 % à 17 % pour les hommes et de 11 % à 15 % pour les femmes». Un écart persiste par ailleurs s'agissant de la masturbation. Alors que deux hommes sur trois disent s'être masturbé au cours du mois écoulé, ce n'est le cas que d'une femme sur trois.

Les femmes plus ouvertes aux pratiques homosexuelles

Alors que le nombre d'Anglais ayant déjà eu des rapports homosexuels a peu changé au cours de ces vingt dernières années, passant de 3,6 % à 4,8 %, la progression est beaucoup plus sensible pour les femmes. Un phénomène dont la presse britannique s'est fait des gorges chaudes. «Lesbian Nation? Oh come on»*, s'est amusé dans un tweet, le Pr Richard Horton, ancien rédacteur en chef du Lancet. Alors que les femmes n'étaient que 1,8 % il y a vingt ans, elles sont maintenant 7,9 % à avoir vécu au moins une expérience homosexuelle. Il faut dire que les mentalités ont beaucoup changé. Deux femmes sur trois pensent qu'il n'y a «rien de mal» dans l'homosexualité, alors qu'elles étaient moins d'une sur trois à penser cela au début des années 1990. La moitié des hommes, pensent la même chose, contre un sur quatre il y a vingt ans.

Des évolutions qui ne traduisent pas pour autant une libération sexuelle sauvage, puisque les personnes interrogées sont, par exemple, plus nombreuses aujourd'hui que dans les enquêtes précédentes à désapprouver l'adultère. C'est le cas de 63 % des hommes (45% il y a vingt ans) et de 70 % des femmes (53%). Les «aventures d'une nuit» sont vues avec indulgence par 20 % des hommes, aujourd'hui comme il y a vingt ans. En revanche, si les femmes n'étaient que 5 % à voir les choses en 1990, elles sont désormais trois fois plus nombreuses. En particulier dans la tranche d'âge 25-44 ans. Mais l'enquête ne permet pas se savoir si les uns et les autres parlent pour eux ou pour leur partenaire. Une nuance de taille.

* Enquête menée sous la houlette de la University College of London, la London School of Hygiene & Tropical Medicine et le National Center for Social Research portait sur plus de 15.000 personnes âgées de 16 à 74 ans.

* «Une nation lesbienne? N'importe quoi»

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11/11/2019
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