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DECLARATION DE DARMANIN SUR LES FEMMES BATTUES - FIN JUILLET 2021

 

 


DECLARATION DE DARMANIN SUR LES FEMMES BATTUES - FIN JUILLET 2021

https://www.france24.com/fr/france/20210802-102-f%C3%A9minicides-en-france-en-2020-g%C3%A9rald-darmanin-annonce-de-nouvelles-mesures



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/ France

Violences conjugales en France : 102 féminicides en 2020, de nouvelles mesures annoncées

Publié le : 02/08/2021 - 06:49Modifié le : 02/08/2021 - 16:14




Un collage dénonçant les féminicides sur un mur de Paris, en septembre 2019. © Lionel Bonaventure, AFP Archives

Texte par :FRANCE 24Suivre

|

Vidéo par :Cécile GALLUCCIO

9 mn

Écouter l’article

Gérald Darmanin a annoncé, dimanche, de nouvelles mesures pour tenter d'endiguer les violences intraconjugales, alors que 102 femmes ont perdu la vie en 2020 sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Un chiffre en baisse, mais ces violences nécessitent de plus en plus souvent l'intervention des forces de l'ordre.

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dévoile dans une interview au Parisien diffusée en ligne dimanche 1er août au soir, le bilan 2020 "des "morts violentes au sein du couple", qui doit être publié lundi.

Si 102 femmes – et 23 hommes – ont été tués en 2020 dans ces circonstances, le chiffre le plus bas depuis 15 ans alors qu'en 2019 il avait été recensé 146 féminicides, le ministre souligne que l'année dernière a été particulière avec "deux confinements".

Néanmoins, poursuit-il, "le nombre d'interventions de la police et de la gendarmerie pour violences intrafamiliales reste très élevé : plus de 400 000, soit 45 interventions par heure". "Il ne se passe pas une journée sans que le GIGN ou le Raid aille libérer une femme ou des enfants pris en otage..."

Gérald Darmanin note que les violences intrafamiliales "sont en train de devenir le premier motif d'intervention des policiers et gendarmes".

Pour tenter de lutter contre ce fléau, le ministre de l'Intérieur annonce notamment le traitement prioritaire des plaintes pour violences conjugales, un officier spécialisé dans ces violences dans chaque commissariat et chaque brigade de gendarmerie.

Tirer les leçons du féminicide de Mérignac

Il tire également les leçons du féminicide de Mérignac, le 4 mai dernier, particulièrement atroce, pour lequel il avait demandé une mission d'inspection. Cette mission avait conclu dans son rapport à une multitude de manquements qui avait conduit à ce que Chahinez, 31 ans, soit brûlée vive dans la rue par son ex-conjoint, après qu'il lui avait tiré dans les jambes pour la faire tomber. 

Gérald Darmanin avait demandé à la mission d'inspection un nouveau rapport pour identifier les responsabilités. Le rapport remis la semaine dernière au Premier ministre n'a pas été rendu public.

Alors que le Canard enchaîné a révélé qu'un policier ayant pris une des plaintes de Chahinez avait été lui-même condamné pour violences conjugales et était en attente d'un passage en conseil de discipline, le ministre qualifie cette situation d'"inacceptable". Et annonce avoir demandé au patron de la police nationale de saisir l'IGPN, la "police des polices", qui devra remettre son rapport dans 6 semaines.

Le ministre demande en outre que les conseils de discipline se réunissent "sous trois mois maximum" dans ce type de cas et que le policier concerné ne soit "plus en contact du public" dans l'attente d'une décision du conseil.

Pour assurer un meilleur suivi de ces situations, le ministre met l'accent sur la consigne donnée aux policiers et gendarmes de faire "un signalement au procureur", l'objectif étant que "100 % des constatations se transforment en plainte ou signalement". 

Les mains courantes sont en outre proscrites "définitivement".

Croisement des fichiers concernant les armes à feu

Pour faire face à un nombre accru des procédures (193 000 l'an dernier), Gérald Darmanin promet de favoriser le recrutement d'officiers de police judiciaire.

En outre, il souhaite que dans chaque département, il y ait "des équipes spécialisées dans la lutte contre les violences conjugales" (brigade de protection des familles en zone police ; maison de protection des familles en zone gendarmerie).

Dès "la fin août", un responsable national sera nommé auprès du Directeur général de la police nationale (DGPN), du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) et du préfet de police "sur le modèle de ce qui existe en matière de terrorisme et de drogue".

Enfin, concernant les armes à feu – un tiers des femmes sont tuées par arme à feu –, le ministre souhaite que le fichier des personnes mises en cause pour violences intra-conjugales soit connecté à ceux des possesseurs d'armes et d'interdits de port, et que les forces de l'ordre les consultent "systématiquement".

"Cela permettra, dit-il, de vérifier si un mis en cause "pour de tels faits de violences "est détenteur d'une arme et donc de la lui retirer, sans même le témoignage de sa conjointe".

Les associations féministes dénoncent un manque de moyens

Lundi, des associations féministes ont réclamé un budget clair et davantage de moyens.

"Nous demandons un budget précis et plus de moyens pour organiser un suivi transparent afin d'évaluer l'efficacité des mesures et le fonctionnement des nouveaux dispositifs", a déclaré à l'AFP Fabienne El Khoury, porte-parole de l'association "Osez le féminisme !", qui déplore "une impression de recyclage" dans les annonces du ministre de l'Intérieur.

"Le ministre de l'Intérieur annonce à grand renfort de communication des mesures qui existent déjà", mais qui ne sont pas appliquées à cause du manque de moyens financiers, a fustigé Caroline De Haas, pour le collectif #NousToutes. Et sans moyen, il ne peut y avoir de changement majeur, a-t-elle regretté.



#NousToutes

@NousToutesOrg

·

2 août 2021

En réponse à @NousToutesOrg

L’an dernier, à cette date, 57 femmes avaient été assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint. Le ministre de l’Intérieur se satisfait de cette baisse. Il oublie de préciser que nous sommes cette année à 70 féminicides. (source : @feminicidesfr)




#NousToutes

@NousToutesOrg

-------

source : @feminicidesfr)




#NousToutes

@NousToutesOrg

Il faudra plus (beaucoup plus) qu’une interview du ministre de l’Intérieur qui annonce des mesures déjà existantes pour changer la donne. Nous avons besoin de moyens supplémentaires.

2:37 PM · 2 août 2021


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Violences conjugales en France : 102 féminicides en 2020, de nouvelles mesures annoncées

Publié le : 02/08/2021 - 06:49Modifié le : 02/08/2021 - 16:14




Un collage dénonçant les féminicides sur un mur de Paris, en septembre 2019. © Lionel Bonaventure, AFP Archives

Texte par :FRANCE 24Suivre

|

Vidéo par :Cécile GALLUCCIO

9 mn

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Gérald Darmanin a annoncé, dimanche, de nouvelles mesures pour tenter d'endiguer les violences intraconjugales, alors que 102 femmes ont perdu la vie en 2020 sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Un chiffre en baisse, mais ces violences nécessitent de plus en plus souvent l'intervention des forces de l'ordre.

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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, dévoile dans une interview au Parisien diffusée en ligne dimanche 1er août au soir, le bilan 2020 "des "morts violentes au sein du couple", qui doit être publié lundi.

Si 102 femmes – et 23 hommes – ont été tués en 2020 dans ces circonstances, le chiffre le plus bas depuis 15 ans alors qu'en 2019 il avait été recensé 146 féminicides, le ministre souligne que l'année dernière a été particulière avec "deux confinements".

Néanmoins, poursuit-il, "le nombre d'interventions de la police et de la gendarmerie pour violences intrafamiliales reste très élevé : plus de 400 000, soit 45 interventions par heure". "Il ne se passe pas une journée sans que le GIGN ou le Raid aille libérer une femme ou des enfants pris en otage..."

Gérald Darmanin note que les violences intrafamiliales "sont en train de devenir le premier motif d'intervention des policiers et gendarmes".

Pour tenter de lutter contre ce fléau, le ministre de l'Intérieur annonce notamment le traitement prioritaire des plaintes pour violences conjugales, un officier spécialisé dans ces violences dans chaque commissariat et chaque brigade de gendarmerie.

Tirer les leçons du féminicide de Mérignac

Il tire également les leçons du féminicide de Mérignac, le 4 mai dernier, particulièrement atroce, pour lequel il avait demandé une mission d'inspection. Cette mission avait conclu dans son rapport à une multitude de manquements qui avait conduit à ce que Chahinez, 31 ans, soit brûlée vive dans la rue par son ex-conjoint, après qu'il lui avait tiré dans les jambes pour la faire tomber. 

Gérald Darmanin avait demandé à la mission d'inspection un nouveau rapport pour identifier les responsabilités. Le rapport remis la semaine dernière au Premier ministre n'a pas été rendu public.

Alors que le Canard enchaîné a révélé qu'un policier ayant pris une des plaintes de Chahinez avait été lui-même condamné pour violences conjugales et était en attente d'un passage en conseil de discipline, le ministre qualifie cette situation d'"inacceptable". Et annonce avoir demandé au patron de la police nationale de saisir l'IGPN, la "police des polices", qui devra remettre son rapport dans 6 semaines.

Le ministre demande en outre que les conseils de discipline se réunissent "sous trois mois maximum" dans ce type de cas et que le policier concerné ne soit "plus en contact du public" dans l'attente d'une décision du conseil.

Pour assurer un meilleur suivi de ces situations, le ministre met l'accent sur la consigne donnée aux policiers et gendarmes de faire "un signalement au procureur", l'objectif étant que "100 % des constatations se transforment en plainte ou signalement". 

Les mains courantes sont en outre proscrites "définitivement".

Croisement des fichiers concernant les armes à feu

Pour faire face à un nombre accru des procédures (193 000 l'an dernier), Gérald Darmanin promet de favoriser le recrutement d'officiers de police judiciaire.

En outre, il souhaite que dans chaque département, il y ait "des équipes spécialisées dans la lutte contre les violences conjugales" (brigade de protection des familles en zone police ; maison de protection des familles en zone gendarmerie).

Dès "la fin août", un responsable national sera nommé auprès du Directeur général de la police nationale (DGPN), du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) et du préfet de police "sur le modèle de ce qui existe en matière de terrorisme et de drogue".

Enfin, concernant les armes à feu – un tiers des femmes sont tuées par arme à feu –, le ministre souhaite que le fichier des personnes mises en cause pour violences intra-conjugales soit connecté à ceux des possesseurs d'armes et d'interdits de port, et que les forces de l'ordre les consultent "systématiquement".

"Cela permettra, dit-il, de vérifier si un mis en cause "pour de tels faits de violences "est détenteur d'une arme et donc de la lui retirer, sans même le témoignage de sa conjointe".

Les associations féministes dénoncent un manque de moyens

Lundi, des associations féministes ont réclamé un budget clair et davantage de moyens.

"Nous demandons un budget précis et plus de moyens pour organiser un suivi transparent afin d'évaluer l'efficacité des mesures et le fonctionnement des nouveaux dispositifs", a déclaré à l'AFP Fabienne El Khoury, porte-parole de l'association "Osez le féminisme !", qui déplore "une impression de recyclage" dans les annonces du ministre de l'Intérieur.

"Le ministre de l'Intérieur annonce à grand renfort de communication des mesures qui existent déjà", mais qui ne sont pas appliquées à cause du manque de moyens financiers, a fustigé Caroline De Haas, pour le collectif #NousToutes. Et sans moyen, il ne peut y avoir de changement majeur, a-t-elle regretté.

"La France dépense 3 fois moins pour protéger les femmes que l'Espagne. C'est environ 5 euros par habitant en France alors qu'en Espagne c'est 16 euros", a observé Fabienne El Khoury.

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Selon elle, le gouvernement devrait ajouter "au moins" un milliard d'euros pour financer tous les dispositifs nécessaires à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Parmi ces dispositifs, la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) demande la création de "brigades spécialisées ouvertes 24 heures sur 24" dans les commissariats et gendarmeries, qui seraient articulées avec des tribunaux spécialisés pour "augmenter la réactivité dans le traitement des dépôts de plaintes".

"Le fait qu'il n'(ait) pas parlé du budget mis sur la table me fait dire qu'il n'y aura pas le suivi qu'on essaye de créer depuis des années", s'est inquiété de son côté Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes.

Avec AFP



04/08/2021
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