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L’INFIDÉLITÉ AU FÉMININ

 

 

 

L’infidélité au féminin

L’infidélité au féminin

Environ 4% des femmes en couple seraient actuellement infidèles, et une femme sur trois l’aurait déjà été, selon un sondage Ifop/Daylov. Rien d’anodin dans ce chiffre.

L’infidélité féminine serait en progression, tout en demeurant inférieure à l’infidélité masculine. Il faut aborder l’information avec prudence, ne serait-ce qu’en raison des biais de déclaration. S’agit-il d’une réelle augmentation ou d’une plus grande facilité à l’avouer maintenant que des questionnaires anonymes auto administrés en ligne ont remplacé le téléphone des sondeurs? Un peu des deux sans doute.

On compterait donc désormais une Française en couple sur trois ayant déjà été infidèle (33%, contre 49% des hommes dans un sondage Ifop Gleeden de 2016). C’était le cas d’une femme sur quatre en 2001, selon le sondage Ifop/Daylov réalisé du 25 octobre au 3 novembre 2016 auprès d’un échantillon national représentatif de 3406 françaises âgées de 18 ans et plus. Le même institut de sondage avait trouvé un taux sensiblement plus faible avec la même méthodologie pour Gleeden en 2014 (28% des femmes contre 45% des hommes) et un taux de 31%, pour Marianne, la même année.

Embrasser, c’est tromper?

L’Ifop a aussi interrogé les femmes sur les différentes formes d’infidélité qu’elles avaient déjà expérimentée. Près de la moitié a déjà embrassé sur la bouche une autre personne que son partenaire. Un acte qu’un bon tiers des Français (41% des hommes et 36% des femmes) ne jugeait pas comme une infidélité dans l’enquête Ifop/Gleeden de 2014. Une femme sur cinq a déjà entretenu une relation extraconjugale dans laquelle elle avait régulièrement des rapports sexuels.

Les ambiguïtés du jeu de la séduction

À côté de ces actes charnels, 45% des femmes se sont déjà livrées à un jeu de séduction en dehors de leur couple, 27% ont échangé des messages ambigus (sms, chat...) et 13% l’ont fait dans le but de s’exciter mutuellement, éventuellement par webcam ou en échangeant des photos ou vidéos. La limite où chacun place l’infidélité est très variable. Pour certains, y penser c’est déjà tromper. Une femme sur quatre s’est déjà masturbée en pensant à une autre personne que son partenaire et plus d’une sur quatre (28%) a déjà pensé à quelqu’un d’autre pendant l’acte sexuel, une pratique qui selon 41% des hommes et des femmes interrogées en 2014 est déjà une infidélité.

Et aujourd’hui?

Si l’on restreint la focale à la situation de couple actuelle des personnes interrogées, ce sont 4% des femmes qui se disent engagées dans une relation extraconjugale suivie. Néanmoins, 9% l’ont fait une fois et 7% à plusieurs reprises. Au total, 84% des femmes n’ont jamais été infidèles à leur partenaire actuel. Un chiffre relativement constant à travers les différentes classes d’âge.

Reconstruire après la trahison

Que se passe-t-il lorsque l’infidélité éclate au grand jour? D’abord la crise elle-même, avec son cortège de douleur morale, la colère, l’intensité du sentiment de trahison (surtout si la victime découvre par elle-même l’infidélité) et finalement la remise en cause de l’avenir du couple. L’avenir imaginé à deux s’effondre, en tout cas le sentiment de sécurité que l’on avait dans son intimité. La première phase de reconstruction va être de faire le deuil du couple que l’on avait imaginé être, si l’on décide de tenter de rebâtir cette vie à deux. Le plus souvent, la réflexion autour de ce nouveau couple, forcément différent de ce qu’il aurait été sans la tromperie, nécessite l’intervention d’un thérapeute. La trahison peut être pardonnée mais jamais oubliée.

 



11/11/2019
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