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QUELLE INFIDÉLITÉ SUPPORTE-T-ON LE MIEUX ?

 

 

Quelle infidélité supporte-t-on le mieux ?

Quelle infidélité supporte-t-on le mieux ?

Les réactions face à une infidélité sentimentale ou une infidélité sexuelle diffèrent pour les hommes et les femmes, mais l'écart ne vient pas directement du genre.

«Ce n'est pas ce que tu crois. Je ne sais même pas comment elle s'appelle!», se défend Gilles Lellouche surpris en fâcheuse posture par sa femme dans le film Les Infidèles. Piètre excuse mais qui reflète bien le «double standard de l'infidélité» mis en évidence dès 1996 par deux psychologues de Yale (Etats-Unis), David DeSteno et Peter Salovey et que l'on peut résumer par une double règle: Une femme peut imaginer qu'un homme ait des relations sexuelles avec une autre sans s'investir émotionnellement mais il lui est difficile de croire qu'il puisse avoir une relation affective sans sexe; Un homme peut croire qu'une femme puisse avoir une relation affective sans sexe avec un autre mais il lui est difficile d'imaginer qu'elle puisse avoir une relation sexuelle sans s'investir affectivement. Tout serait donc une question de genre (Homme/femme)? Pas si sûr…

Deux chercheurs américains, Stanislav Treger et Susan Sprecher, respectivement psychologue et sociologue à l'Université de l'Illinois ont voulut creuser cette différence de genre en soumettant près de 4000 personnes à plusieurs questionnaires et en leur demandant d'imaginer leur réaction selon qu'ils étaient confrontés à une infidélité sexuelle ou affective.

Les résultats, publiés dans le Journal of Sex Research, montrent que l'orientation socio-sexuelle joue un rôle prépondérant. De quoi s'agit-il? L'orientation socio-sexuelle se définit entre deux extrêmes: restrictif ou sans restriction. Est socio-sexuellement «restrictif» celui/celle qui centre son couple sur la notion de long-terme et d'engagement. Dans ce cas, on privilégie logiquement un (ou une) partenaire gentil(le), responsable, loyal(e). Est socio-sexuellement «non restrictif» celui/celle qui est à l'aise avec les relations brèves et le sexe sans engagement. Un partenaire attractif physiquement est alors privilégié.

Les hommes plus bouleversés par une infidélité sexuelle

Les résultats montrent que les hommes sont plus nombreux que les femmes (63% contre 29%) à être davantage perturbés par l'infidélité sexuelle que par l'infidélité affective. À l'inverse les femmes sont plus nombreuses à être destabilisées par une infidélité affective (71%) que par une infidélité sexuelle (29%). Mais le plus intéressant dans cette étude c'est que l'orientation socio-sexuelle est plus prédictive de la réaction face à tel ou tel type d'infidélité que le fait d'être un homme ou une femme.

Finalement, l'impression que les hommes supportent moins bien l'infidélité sexuelle et les femmes l'infidélité sentimentale viendrait simplement du fait que les hommes sont plus socio-sexuellement «non-restrictif» et les femmes plus souvent «restrictives». Autrement dit, quelque soit son sexe, le «restrictif» est davantage perturbé par l'infidélité affective alors que le «non restrictif» l'est plus par l'infidélité sexuelle.

Pour mémoire, selon la dernière grande enquête sur la sexualité des Français (La Découverte, 2008), 0,6% des femmes et 1,2% des hommes vivant en couple avaient été infidèles lors de leur dernier rapport sexuel.

LIRE AUSSI: 

» Radiographie de l'infidélité 

» Un test de paternité précoce contre l'infidélité 

» «Le désir est une épreuve» 



11/11/2019
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